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Disparition des ressources

dimanche 26 janvier 2014

Fonte des glaciers de montagnes

  • Comme tout être vivant, l’Homme a besoin d’eau pour vivre, mais, si les changements climatiques prévus par les scientifiques se révèlent exacts, les réserves d’eau douces vont peu à peu diminuer. En effet, 70 % des 3 % d’eau douce sur le globe se trouvent sous formes de glaces. Mais, seule une très faible quantité se trouve dans les glaciers montagnards et alimente les fleuves et rivières du monde entier dans lesquels des milliers d’Hommes s’approvisionne en eau potable. Si le réchauffement des continents se poursuit, cela entraînerait la fonte des ces glaciers.
  • La perte ne serait toutefois pas immédiate. Si les glaces des sommets viennent à fondre rapidement, comme cela commence à se confirmer, les cours d’eau seraient alimentés en eau de manière identique ou supérieur, et il n’y aurait pas de problème d’approvisionnement. Cependant, si l’alimentation se fait trop importantes, de nombreuses crues et inondations sont à prévoir.
  • Mais lorsque les glaciers auront totalement fondus, et que les températures, devenues trop importantes, empêcheront leur formation, les ruisseaux, les rivières, les fleuves mais également les étangs et les lacs s’assécheront. Cela a débuté en Europe méridionales et se poursuit dans différentes régions de ce continent, principalement les régions du Sud.
  • Ceci déclencherait une pénurie d’eau quasiment mondiale, essentiellement dans les zones dites sèches [1] (Andes méridionales, Chine Occidentale, Népal, Inde du Nord et de l’Est, etc... ), où vit près d’un tiers de la population mondiale, et dont les seules ressources en eau viennent des fleuves comme le Gange, l’Indus ou le Mékong en Asie, et des lacs. Les précipitations annuelles de ces régions ne permettant pas aux populations locales un approvisionnement en eau assez conséquent pour boire, se laver ou irriguer les cultures (moins de 400 mm de précipitations par an ).

Dérèglement dans l’agriculture

  • L’augmentation des températures continentales provoquera également un dérèglement dans l’agriculture mondiale.
  • En effet, de nombreuses régions du monde, comme l’Asie centrale, les Andes sèches, et même l’Europe méridionale, connaîtraient un assèchement des cours d’eau et autres points d’eau dû à la fonte des calottes glaciaires, ainsi qu’une baisse des précipitations annuelles. Ces régions verraient alors leurs rendements agricoles fortement diminuer [2]. De plus, l’agriculture pourrait se trouver perturber par des allongements de plus en plus importants dans le temps de croissance des cultures, les plantes compensant le manque d’eau par un développement plus lent. Les incendies plus fréquents et plus conséquents lors des périodes estivales pourraient détruire les cultures.
  • Également, l’augmentation des températures aurait un fort impact négatif sur l’élevage avec une disparition progressive de certains pâturages et une demande plus importante en eau des animaux. Les zones qui subiraient le plus durement ces changements sont celles qui connaissent déjà un climat et une température rendant la productivité agricole difficile (au niveau des tropiques ou sub-saharien par exemple).
  • Mais si des régions devraient disposer de moins d’eau pour l’agriculture, d’autres régions plus au Nord, comme la Sibérie ou la Scandinavie, deviendraient plus fertile. Et pour cause, l’augmentation des températures leur donnerait un climat proche de celui connu actuellement en Europe continentale ou océanique (moyenne ou forte précipitations annuelles, température douces en hiver et en été ). Toutefois, l’Arctique et les terres avoisinantes ne connaîtront pas une amélioration de leur productivité agricole car l’inclinaison de la Terre ne changera pas. Le rayonnement solaire atteignant le sol ne se trouvera donc pas modifié.

Portfolio

zones sèches sécheresse agricole

Notes

[1voir portfolio 1

[2voir portfolio 2