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Fonte des glaces

jeudi 23 janvier 2014

  • Les masses de glace concernées par le réchauffement climatique sont les glaciers alpins, les calottes polaires et la banquise.
  • Les glaciers entrant dans cette catégorie sont les glaciers alpins, c’est-à-dire ceux ne se situant pas au Groenland et dans l’Antarctique. Afin de connaître l’évolution de ces glaciers, le World Glacier Monitoring Service, une organisation chargée de récolter des informations sur les glaciers, a listé 100 glaciers de référence répartis en Antarctique, Amérique du nord et Latine, Asie, Europe et Pacifique afin de mesurer chaque année leur bilan de masse et ceux, depuis 1980. Le résultat est sans appel, 96 % des glaciers voient leur taille diminuer. En moyenne, les glaciers ont perdu 10,5 mètres d’épaisseur de 1980 à 2008. Et cette fonte s’accélère, en 2005 les glaciers de montagne ont perdu en moyenne 0,5 mètres tandis qu’en 2006 cette perte s’élève à 1,4 mètres. Mais ces chiffres sont des moyennes. Le glacier norvégien Breidalblikkbrea est passé d’une perte d’épaisseur de 30 cm en 2005 à 3 m en 2006. Les prévisions sur l’avenir des glaciers sont donc mauvaises car la tendance serait à l’augmentation de la fonte de leur glace. Ces glaciers étant disséminés sur toute la Terre, prévoir une moyenne de la perte de masse est très compliqué mais plusieurs spécialistes voient la disparition totale de certains glaciers à la fin de notre siècle.
  • Cette fonte des glaces ne concerne pas seulement les glaciers continentaux, il faut y ajouter les calottes polaires, qui, situées dans les pôles subiront une forte augmentation de température. On parle donc de la calotte glaciaire du Groenland et de la calotte de l’Antarctique. Selon une étude scientifique, de 2000 à 2010, la calotte polaire du Groenland a perdues 1500 milliards de tonnes de glace, et cette fonte semble s’accélérer en suivant la courbe de l’augmentation de la température. La glace de surface fond déjà d’au moins la moitié de sa superficie en été, pendant quelques jours. En 2012, cette couche superficielle à même fondu à hauteur de 97 % pendant 4 jours avant de se reconstituer progressivement. La disparition des glaces du Groenland dépendra donc du réchauffement qu’il subit. Elle pourrait prendre de quelques siècles à plus d’un millénaire.
  • La seconde calotte polaire dont la fonte est en jeu est celle de l’Antarctique. Selon une étude où la hauteur de glace de l’Antarctique a été mesuré par altimétrie radar, seule la calotte Antarctique occidentale serait en train de fondre. Le reste de l’Antarctique ne serait donc pas concerné par la fonte des glaces. De 1960 à 2010 la température moyenne de l’Antarctique s’est élevé de 2,4°C ce qui est au dessus de la moyenne mondiale. Ce fort réchauffement a déjà pour conséquence la fonte de 65 milliards de tonnes de glace par an depuis 1990, soit près de 1 500 milliards de tonnes.
  • Il est important de préciser que pour les deux calottes glaciaires, une fois le réchauffement entamé, un effet « boule de neige » s’activera. En effet, un océan plus chaud et au niveau plus élevé pourrait détruire ce que l’on appelle les langues de glace qui sont en fait le prolongement à la surface de l’eau des calottes glaciaires. Et, sans ses protections qui les empêchent de glisser, les calottes glaciaires se désintégreraient bien plus vite notamment par leur basculement progressif dans l’océan.
  • La banquise est la couche de glace se formant lors de la solidification de l’eau de surface, on la trouve autour du Groenland et autour du continent Antarctique. La banquise arctique est en partie saisonnière, c’est à dire que pendant l’été une partie conséquente de la glace fond, le minimum d’épaisseur se trouve entre fin-août et mi-novembre, puis en hiver, quand l’eau atteint -1,8°C, la glace se reconstitue, le maximum d’épaisseur se situe entre fin-mars et mi-mai. La période où la fonte est la plus forte se trouve en septembre, vers la période du minimum d’épaisseur.
  • En septembre 2005, la superficie de la banquise était 25 % inférieure à celle de septembre dans les années 1980. C’est-à-dire qu’elle est passée d’environ 7,4 millions de km2 à 5,32 millions de km2. Deux ans plus tard, en 2007, dans la même période, la banquise n’occupait plus que 4,17 millions de km2. La plus petite superficie jamais enregistrée est arrivée en le 16 septembre 2012, la banquise ne couvrait plus que 3,41 millions de km2. Ces chiffres illustrent la fonte rapide de la banquise Arctique. De plus la fonte d’une plus grande part de la banquise entraîne lors de la glaciation de l’eau de mer, en hiver, une plus grande part de glace de première année, moins solide. Cette glace plus vulnérable fond plus facilement, accentuant le phénomène de fonte. La superficie anciennement occupée par la banquise en été et qui est maintenant fondu à cette période, laisse place à l’eau sombre de l’océan qui ne renvoie presque pas les rayons solaires par rapport à la glace blanche qui jouait un rôle de miroir. Cela accentue le réchauffement de l’eau et donc la fonte des glaces. Selon les modèles climatiques la banquise devrait avoir totalement fondue en été entre 2020 et 2030.
  • Quant à la banquise Antarctique, elle est passée de 26 millions de km2 ,en période hivernale, au début du XXème siècle à environ 19 millions de km2 au début du XXIème siècle. Elle enregistre donc une forte décroissance. Cependant, depuis la fin des années 1970, la banquise connaît une croissance qui sans être forte est quand même significative. En 2012, la banquise serait remontée à 19,44 millions de km2 à son plus fort niveau.

Portfolio

Recul du glacier Upsala, en Argentine, entre 1928 et 2004 Modélisation de la fonte de la glace de surface du Groenland Eau provenant de la fonte de la glace de surface au Groenland et plongeant (...) Fonte mesurée par altimétrie radar de la calotte occidentale de (...) Diminution de la concentration en glace de l'océan Arctique et donc de (...) Morceau de banquise se détachant et apparition des eaux sombres