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Modification de la circulation aérienne

lundi 20 janvier 2014

  • L’atmosphère est parcourue par des courants aériens, c’est-à-dire des zones concentrées de vents forts dus à des différences de pressions ou de températures. On les divise en courant horizontaux et verticaux.

Courants jets ou jet-streams :

  • Les courants-jets (jet Stream) sont des zones étroites d’air qui se déplacent très rapidement dans le haut de la troposphère. Ils sont dus au contact de l’air chaud et de l’air froid. On les observe aux frontières qui séparent les zones polaires et tempérés, et les zones tempérés et tropicales [1] .
  • Le courant-jet polaire, qui agit sur le climat canadien, se forme à la rencontre des vents d’ouest dominants et des vents d’est polaires. L’air froid, plus dense, se glisse en dessous des vents d’ouest plus chauds et les forces à monter.
  • Plus l’air monte, moins il rencontre d’obstacles comme les montagnes. N’ayant rien pour les ralentir, l’air prend de la vitesse. La combinaison de la convection et de la force de Coriolis augmente la vitesse de l’air et crée un courant- jet.
  • La vitesse des vents d’un courant-jet varie entre 100km/h et 400km/h. Ces courants mesurent des milliers de kilomètres de longueur et quelques centaines de kilomètres de largeur, pour deux ou trois kilomètres d’épaisseur. Ils ne forment pas des cercles parfaits autour de la terre mais serpentent plutôt vers le nord et le sud. Pendant l’hiver le courant-jet se déplace vers le sud et durant l’été le courant-jet remonte vers le nord.
  • Il y a deux principaux jet-streams :
    - le jet-stream subtropical à environ 30 degrés de latitude ;
    - le jet-stream polaire à environ 60 degrés de latitude.

Réchauffement climatique sur les courants aériens :

  • Sécheresses, vagues de chaleur ou de froid, inondations. Autant d’événements climatiques extrêmes qui sont réputés être des conséquences du réchauffement, comme l’a rappelé l’un des derniers rapports spéciaux du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat (GIEC). Ces phénomènes dévastateurs résultent tous de la même perturbation des courants atmosphériques autour du globe dans l’hémisphère nord, qui sont affectés par le réchauffement.
  • Une partie importante de la circulation de l’air dans les latitudes moyennes de la Terre prend normalement la forme de vagues se déplaçant autour du globe, oscillant entre les régions tropicales et arctiques, quand ces vagues oscillent vers le haut, elles aspirent l’air chaud des tropiques vers l’Europe et la Russie ou les États-Unis, et quand elles oscillent vers le bas, elles produisent le même phénomène mais avec des masses d’air froid de l’Arctique, Vladimir Petoukhov, (du centre de recherche sur les impacts du climat de Potsdam (PIK) en Allemagne), a découvert, durant plusieurs de ces récents phénomènes météorologiques extrêmes, que ces vagues atmosphériques sont restées figées dans leur mouvement pendant plusieurs semaines donc le réchauffement n’est pas uniforme sur la planète.
  • Dans l’Antarctique, la montée des températures est davantage amplifiée par les pertes de neige et de glace. Ceci réduit les différences de température entre la région arctique et par exemple l’Europe, ce qui affecte la circulation d’air autour du globe dont le principal moteur est la différence de température.
  • En outre, les continents se réchauffent et se refroidissent plus rapidement que les océans, contribuant aussi à la stagnation des vagues d’air. Ces deux facteurs sont cruciaux pour le mécanisme que nous avons détecté, qui provoque des périodes prolongées de chaleur ou de froid.

Portfolio

Jet-stream polaire et jet-stream subtropical

Notes

[1voir portfolio