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Augmentation de la température à la surface de la Terre

mercredi 22 janvier 2014

  • On observe que les températures moyennes à la surface de la Terre augmentent plus rapidement depuis le début du XXème siècle, on constate un augmentation moyenne de 0,74°C entre 1906 et 2005.
  • Ce réchauffement n’est pas toujours égal :
    - Il est plus fort dans l’hémisphère Nord que dans l’hémisphère sud.
    - plus fort aux pôles qu’à l’équateur.
    - plus marqué en hiver qu’en été.
    - plus accentué la nuit que le jour.
  • De plus, certaines périodes connaissent de plus forte augmentation de température, notamment de 1910 à 1940 et de 1975 à 2000, suivies ensuite par des périodes où la température se stabilise voir décroit, allant à l’encontre de la tendance générale depuis le XXème siècle.
  • Un réchauffement de 0,74°C sur 100 ans semble à première vue très peu, et négligeable : on ne ressent pas la différence par nous-même. Mais si l’on examine cette hausse à l’échelle de la planète, on constate qu’il s’agit d’une augmentation très importante. Pour donner une idée, il y a près de 18 000 ans la température n’était que de 4°C inférieure à aujourd’hui, et à cette époque, une épaisse couche de glace recouvrait une grande partie de l’Europe, dont la France, et de l’Amérique du Nord. Une différence de 0,74°C entraîne donc elle aussi des modifications non négligeables sur la planète.
  • Nous avons précédemment vu que l’effet de serre a pour conséquence une augmentation de la température au sol. On cherche désormais à prévoir ce réchauffement.
  • Pour connaître l’évolution de la température, et des autres éléments climatiques, les scientifiques utilisent des simulations climatiques. C’est-à-dire qu’ils commencent par émettre une hypothèse sur le nombre de personne présente sur Terre, leur consommation individuelle, le type et la quantité d’énergie utilisée. Ces données, hypothétiques, permettent de définir un scénario d’émission de gaz à effet de serre par les activités humaines. Ensuite, les scientifiques déterminent donc la quantité de GES présente dans l’atmosphère. Enfin, grâce à un programme informatique, les scientifiques créent un modèle climatique où sont exposés toutes les modifications climatiques par rapport au climat actuel.
  • Les modèles climatiques dépendent donc des données sur la démographie, la consommation et l’énergie. Il existe donc plusieurs simulations créées sur la base de différente données de départs. La moyenne des scénarios retenus par le GIEC serait proche des 2,8°C et la fourchette des valeurs probables irait de 2 à 4°C, et cela à l’horizon du siècle [1].
  • Comme une augmentation de plus de 2°C impliquerait énormément d’effets négatifs pour l’humanité et les écosystèmes, une élévation de la température de 2°C maximum est considéré comme le seuil critique qui ne doit pas être dépassé.
  • Mais il ne faut pas s’arrêter aux prévisions pour 2100, en effet les gaz à effet de serre libérés dans l’atmosphère mettent plusieurs centaines d’années pour certains comme le gaz carbonique (CO2) et le protoxyde d’azote (N2O) jusqu’à plusieurs milliers d’années pour les halocarbures. Ces gaz continueront donc d’émettre après 2100 et l’on estime que les températures atteintes à cette date ne représenteront que la moitié du maximum absolu qui viendrait donc ultérieurement. Cette augmentation résiduelle pourrait atteindre 10°C si les émissions de GES continuent de manière croissante au cours du XXIème siècle [2] . Il est fortement probable qu’un telle augmentation de la la température ne permettrait pas de conserver notre mode de vie et mettrait même en danger la survie de plusieurs milliards d’êtres humains.
  • Tout comme les variations de température dans le passé, le réchauffement actuel et futur n’est et ne sera pas uniforme.

Portfolio

Température moyenne mondiale de 1000 à 2000 Probabilités sur l'élévation de la température en 2020-2029 et 2090-2099 (...) Augmentation de la température à partir de 2100 en fonction du maximum de (...)

Notes

[1voir portfolio 1

[2voir portfolio 2